Association C.A.I.L. Chef-Boutonne

(Comité Autour d'un Inventeur Local)

Les origines familiales et l'enfance à CHEF-BOUTONNE : " un petit chose "

PARIS : de l'ouvrier à l'associé, " un petit bourgeois "

Les années 1830 :

L'ouvrier devient patron

De 1838 à 1848 : 10 ans qui changent le destin de JF CAIL

1848 : la Révolution met en péril la société

Les origines familiales et l'enfance à CHEF-BOUTONNE : " un petit chose "

JF CAIL est né le 18 pluviôse an XII (08/02/1804), à CHEF-BOUTONNE (Sud Deux-Sèvres) dans un creux de maison, situé dans une venelle montant au château des MALESHERBES. Il passe son enfance entassé dans une pièce avec parents, frères et sœurs.  Son père, Charles, est charron et sacristain, sa mère, Marie PINPIN est issue d’une famille de paysans ayant quelques biens.

A 9 ans, son père ne pouvant payer l’écolage, il est renvoyé de l’école où il a appris à lire, écrire et compter. Il aide les siens en vendant sur les marchés une râpe à pomme de terre de son invention.

A 12 ans il entre en apprentissage de chaudronnerie chez son cousin PEROT. 3 ans plus tard, il quitte CHEF-BOUTONNE et les siens pour faire son tour de France qui passera par LUÇON, NIORT et ORLÉANS. Enfin, à l'âge de 20 ans, il arrive à PARIS.

Maison natale devenue " Le toit aux livres " (fonds documentaire de la Vestegaille)

PARIS : de l'ouvrier à l'associé, " un petit bourgeois "

A PARIS, il travaille, comme ouvrier, quelques mois chez PAUWELS, entreprise d’éclairage par le gaz, gagne  2,75 F par jour et loge dans une chambre de bonne sous les toits.

Le 1er avril 1824, il rejoint son frère Jacques chez DEROSNE. (Charles DEROSNE a fondé, 12 ans plus tôt, pour construire les appareils distillatoires CELLIER BLUMENTHAL, une entreprise installée à Chaillot). Il gagne mieux sa vie car il travaille aux pièces.

Dès 1825, toujours ouvrier, il habite 1 rue de Chaillot et se marie avec Jeanne Étiennette MOULINET et son apport est de 1 300 F. (Il avait économisé pour se payer un remplaçant en cas d’un tirage au sort défavorable). Ils auront une fille, Célina Marguerite née en 1830.

Jean François CAIL

s'entoure des siens

Livret ouvrier de JF CAIL. (exposé au musée du château de JAVARZAY. Dépôt de la mairie de PARIS VIIIème, à la demande de la famille).

Les années  1830 : l’ouvrier devient patron

Après être passé contremaître puis chef d’atelier, JF CAIL devient directeur associé en 1830 puis associé de DEROSNE : le 04 mars 1836 naît la Société DEROSNE et CAIL.

Entre temps, en 1834, le 9 août, il se remarie avec Marguerite Célinie LEFRANC issue de la petite bourgeoisie. Cette fois, il apporte 60 000 F dans la corbeille de mariage : JF CAIL a changé  de statut social.

Acte de création de la société DEROSNE et CAIL

Archives nationales

Charles DEROSNE

portrait peint dans le bureau de l'hôtel particulier de JF CAIL

De 1838 à 1848 : 10 ans qui changent le destin de JF Cail

En 1838, l’usine s’agrandit quai de Billy où s’installe le siège social et la société s’implante à l’étranger à MOLENBEEK (Bruxelles). A la tête de cette succursale est placé Alexandre HALOT qui, en 1852, deviendra le gendre de JF CAIL en épousant Célina Marguerite, fille de son premier mariage.

C’est le moment de la diversification des activités : construction des presses monétaires système THONNELIER, des machines à vapeur, des appareils pour sucrerie et la construction des locomotives. Tout cela suppose de nouveaux ateliers.

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archives : association C.A.I.L.

En 1844, on crée l’usine de Grenelle à PARIS et l’atelier de DENAIN, confié à son frère Jacques. Deux ans plus tard, on s'installe à AMSTERDAM pour répondre aux commandes de matériel sucrier du gouvernement hollandais pour ses colonies. On crée des agences pour vendre et réparer le matériel sucrier à CUBA, à la GUADELOUPE, à la MARTINIQUE, à JAVA, à la RÉUNION et à MAURICE.

1846, la mort de DEROSNE laisse JF CAIL seul à la tête d’une société en pleine expansion passée d’une cinquantaine d’ouvriers à son arrivée à plus de 2 500.

Usine de Grenelle, la fonderie ( " L’Illustration ")      archives : association C.A.I.L.

1848 : la Révolution met en péril la société

Les ouvriers créent une association ouvrière le 20 mars. Ils veulent se gouverner eux-mêmes, élire leurs responsables, augmenter le salaire des hommes de peine. Les ouvriers qualifiés (marchandeurs) ne sont plus payés à la tâche mais à la journée. Ils perdent ainsi de 2 à 3 F par jour. Il en résulte absentéisme, départ des marchandeurs, pertes de commandes, diminution de production donc des salaires. Le 9 juillet, les ouvriers rappellent JF CAIL à la tête de la société. Il rembourse les créanciers et relance la société.

Le 6 juin 1850 naît la Société CAIL et Cie, société par actions dont JF CAIL est le gérant avec CHEYLUS son bras droit pendant 20 ans.

Acte de création de la société JF CAIL et Cie (archives nationales)

Archives de l'association C.A.I.L. (ouvrage de Louis BLANC)